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Chant d'esperance francais

129. Une nacelle en silence

1. Une nacelle en silence Vogue sur un lac d'azur; Tout doucement elle avance, Sous un ciel tranquille et pur: Mais soudain le vent s'élève Chassant un nuage noir, Et les vagues qu'il soulève Font trembler, car c'est le soir. (bis 2 lignes) 2. Grande est alors la détresse Des voyageurs éperdus; Grande est aussi leur faiblesse, Leur foi ne les soutient plus. Mais il en est Un qui veille Sur eux tous, bien qu'endormi; Ah! Faudra-t-il qu'on l'éveille? N'est-il plus leur tendre Ami? (bis 2 lignes) 3. «Maître, es-tu donc insensible? Tu le vois, nous périssons! Tout miracle t'est possible, Sauve-nous, nous t'en prions!» D'eux aussitôt il s'approche, Puis, il dit au vent: «Tais-toi!» Et tendrement leur reproche D'avoir eu si peu de foi. (bis 2 lignes) 4. Ainsi souvent, dans la vie, L'orage assombrit nos coeurs, Bien que pour nous Jésus prie, Prêt à calmer nos terreurs. Comptons mieux sur sa tendresse, Son coeur ne saurait changer: De sa brebis en détresse Il est toujours le Berger. (bis 2 lignes)