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Chant d'esperance francais

209. Souvent, Seigneur, en sa détresse

1. Souvent, Seigneur, en sa détresse, Un pauvre pécheur ne t’adresse Pour prières que des soupirs. Vers lui, plein d’amour, tu t’inclines; Quoiqu’il se taise, tu devines Le secret de tous ses désirs. 2. Mais, ô Dieu! ces élans le l’âme, Ce cri d’un cœur qui te réclame, Je ne les trouve pas en moi: Toujours occupé de la terre, Quoique de tout je désespère, Je ne sais m’élever à Toi. 3. Mon cœur se tait comme la lyre, Dont Saul a, dans son délire, Interrompu les doux accords. Seigneur, fais-en vibrer les cordes, Pour que de tes miséricordes Je parle avec de saints transports. 4. Mais quoi! ce désir que j’éprouve, Ce souhait qu’en mon cœur je trouve, Ne me viendraient-ils pas de Dieu? Je disais: Dicte ma prière! Et tu m’avais, ô tendre Père, Déjà dicté ce premier vœu. 5. Désormais donc, ô Dieu suprême! Pourquoi chercherais-je en moi-même La prière qu’il faut t’offrir? J’attends toute sainte pensée Du ciel, d’où descend la rosée Que le soleil doit recueillir.